Retour sur les décors de Maurice Denis détruits par le feu (3/3)

Publié le par ebft

Fort heureusement, le reste des travaux de Maurice Denis, en particulier la chapelle de la Vierge qui fait pendant à celle du Sacré-Cœur, n'a pas souffert, pas plus que les décors et les vitraux du déambulatoire.

Maurice Denis (1870-1943), Décor de la chapelle de la Vierge, Huile sur toiles marouflées. Le Vésinet, église Sainte-Marguerite. Photo :Didier Rykner (cliquez sur l'image pour l'agrandir)

null
Maurice Denis (1870-1943), Décor et vitraux de la chapelle de la Vierge . Le Vésinet, église Sainte-Marguerite. Photo :Didier Rykner (cliquez sur l'image pour l'agrandir)

Une partie des peintures murales décoratives de celui-ci, également dues à Maurice Denis, avaient été recouvertes de badigeons il y a longtemps. Des essais de nettoyage ont été faits récemment, et la mairie, qui s'intéresse à son patrimoine, voulait poursuivre les restaurations (Remerciements à Claire Denis et à Fabienne Stahl, spécialiste de Maurice Denis et qui travaille notamment sur ces décors religieux, pour nous avoir apporté certaines précisions). Il faut souhaiter que ce projet sera mené à bien malgré tout. 

Le reste de cette église inscrite sur l'Inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, qui a en outre souffert du vandalisme du clergé dans les années 1960 avec la disparition d'une grande partie du mobilier (chaire, banc d'œuve, maître-autel), est également très intéressant puisque la nef conserve un remarquable ensemble de vitraux par Lobin de Tours. Ceux-ci n'ont pas été atteints par les flammes.


Lobin de Tours. Troix des vitraux de la nef de l'église Sainte-Marguerite du Vésinet . Photo :Didier Rykner (cliquez sur l'image pour l'agrandir)

Le sinistre a débuté à l'extérieur de la chapelle du Sacré-Cœur, là où était entreposée une partie du matériel nécessaire pour le marché qui a lieu sur la place de l'église depuis environ cinq ans. L'enquête déterminera les causes exactes de cet incendie. Qu'il soit accidentel (il ne pourrait s'agir alors que d'un mégot mal éteint) ou criminel, on s'étonne - sans même parler de l'aspect esthétique - qu'on puisse entreposer des objets potentiellement inflammables à proximité immédiate d'un monument historique. Espérons au moins que l'on saura tirer des leçons de ce désastre.

Extérieur de la chapelle du Sacré-Cœur après l'incendie de juillet 2009, Le Vésinet, église Sainte-Marguerite.

Source La tribune de l'art : http://www.latribunedelart.com

Commenter cet article