Marie-Henry. Exposition des oeuvres de Doigneau



La Maison Marie-Henry au Pouldu accueille plus d'une centaine de toiles d'Édouard Doigneau. Un peintre discret à l'oeuvre pourtant abondante. Contemporain de Gauguin et pourtant méconnu du grand public Édouard Doigneau (1865-1954) fascine les collectionneurs. La Maison Marie-Henry au Pouldu a rassemblé près de 120 toiles du peintre, des aquarelles et des huiles. Elles se mêlent à l'intimité de chaque pièce de l'ancienne auberge pour offrir aux visiteurs une vision apaisée des paysages et personnages croqués.

Spectateur

« Doigneau, contrairement à ses contemporains comme Gauguin n'était pas un révolutionnaire, ne dénonçait rien. Il ne mettait pas en avant la technique, il se positionnait plutôt comme un spectateur, en retrait. Lorsqu'on observe ses tableaux on oublie le peintre », note Guislaine Huon (à gauche sur la photo), de la Maison Marie-Henry.

Humilité

« Paysanne menant le troupeau » « Ramasseur de Varech », Doigneau peint des scènes du quotidien sans jamais « tomber dans la caricature, ni le pittoresque, il ne fait pas de mise en scène. Dans ses toiles, il y a beaucoup de respect pour les gens et paysages qu'il peint ». La Bretagne, la Camargue mais aussi le Maghreb sont dépeints avec humilité.



La palette de couleurs utilisée par l'artiste offre des tons neutres, mais dans chaque toile apparaît une légère touche de couleur vive. Ici un parapluie rouge, là une étoffe jaune, révèle, réveille instantanément ces toiles emplies de sérénité.

Lumière changeante

Intitulée « La lumière apprivoisée », l'exposition met en avant le talent du peintre pour rendre dans ses toiles, notamment dans les aquarelles, la luminosité particulière d'un lieu. « Aucune n'est oubliée. Vibrante et blanche au pays de Lorient, ténue et changeante au Pouldu, contrastée et dense en pays Bigouden ». Dans cette toile, accrochée dans la chambre de la Maison Marie Henry, des Bigoudènes s'avancent, la blancheur des coiffes inonde de lumière la toile, donne une intensité à la scène. À chaque oeuvre, son élément révélateur.

source le télégramme du 19 juillet 2008
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :