Les descendantes de Meijer de Haan au vernissage de l'exposition du Musée des Beaux Arts de Quimper

Publié le par ebft

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Elles étaient à l'inauguration de Meijer de Haan, discrètes. Elles sont pourtant les plus proches parentes du peintre, le maître caché.

En octobre 1890, De Haan quitte brusquement Le Pouldu. En partant, il laisse tous ses biens à l'auberge, ce qui laisse penser que son absence devait être de courte durée. Mais De Haan ne reviendra jamais en Bretagne, il ne reverra plus Marie Henry. Elle est alors enceinte de lui, peut-être ne l'a-t-il jamais su.

 

La petite Ida née le 9 juin 1891. Marie Henry a été immortalisée par Meijer de Haan avec la Maternité de 1889, où elle pose avec sa fille aînée, Léa. En 1893, elle se met en ménage avec Henry Mothéré, quitte son auberge qu'elle loue, et emporte avec elle toutes les oeuvres qui s'y trouvaient, les Meijer de Haan naturellement, mais aussi des Gauguin (que ce dernier essaiera de récupérer lors d'un procès qu'il perdra en 1894), des Filiger, Verkade, Emile Bernard, Bonnard, Maufra, Van Gogh... Elle vendra son auberge en 1911. Et c'est en 1924 que l'on découvrira sur les murs décapés de plusieurs couches de tapisserie, un ensemble de peintures de Meijer de Haan et de Gauguin.

Marie Henry meurt en 1945. En 1959, ses petits enfants vendront la collection de peinture à l'hôtel Drouot. Elle sera dispersée dans des musées et fondations du monde entier. Ida devenue Madame Cochennec, avait eu plusieurs enfants dont Yves, père de Martine, Léa, mère d'Annick. Ce sont les trois femmes présentes à l'exposition.

 

Source Ouest France édition du 9 Juillet 2010

Publié dans meyer de haan

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