Les artistes en herbe croquent les natures mortes au musée des beaux arts de Quimper

Publié le par ebft

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Au Musée des Beaux-Arts les enfants revisitent les natures mortes de Meijer de Haan avec « Croque nature ». Un atelier proposé trois fois par semaine par la Maison du patrimoine.

 

« Mais c'est pas une nature morte puisqu'il y a un animal ! », proteste une petite fille quand le guide conférencier présente les peintres hollandais. Lionel Jacq entraîne le petit groupe d'enfants à travers les couloirs du musée des Beaux-arts pour l'atelier « Croque nature ». Leur sens de l'observation et leur spontanéité en font un groupe de visiteurs à part. Ils sont chez leurs grands-parents pour les vacances, en séjour avec leurs parents ou Quimpérois et écoutent sagement les explications, lèvent le doigt pour parler.

Ils s'arrêtent devant chaque nature morte, découvrent les vanités et leur symbolique pas toujours optimiste. Le guide décrypte les tableaux, dévoilant le sens des éléments représentés. Des tableaux déclaration d'amour à ceux qui soulignent la condition mortelle de l'homme. Les enfants appréhendent quelques termes techniques, la perspective, l'effet de brillance rendu non avec de la peinture dorée ou argent mais par des touches de blanc.

 

En peinture plutôt que dans l'assiette

 

Leur cheminement les entraîne des compositions sublimées au réalisme. Ils terminent avec Meijer de Haan. Et dans la première salle, les enfants ne sont pas dupes. « On dirait qu'il a copié les premiers ! » - comprendre, les peintres hollandais. Les toiles d'inspiration impressionniste, fruit de la rencontre de l'artiste avec les peintres français tels que Gauguin, ont fasciné le jeune groupe. Oui, on peut faire des oignons plus oranges qu'ils ne le sont et remplir sa feuille de petits points.

Ensuite, c'est à eux de jouer. Dans une salle transformée en atelier, une table accueille concombres, courgettes, oignons. Certains préfèrent sans doute les avoir en peinture que dans leur assiette. Première étape : faire un fond. Pour eux, le fond c'est ce qui se détache entre les formes dessinées, ce qu'on colorie en bleu à la fin, au moment où on ajoute un soleil. Surement ce qu'on fait en premier. Ils tournent autour du pot, jettent un oeil sur le voisin, réfléchissent à leur cadrage, leur point de vue... À croire que l'angoisse de la feuille de blanche frappe à tout âge. Tous finiront par couvrir entièrement la surface d'acrylique, les filles en rose. « Ils ont souvent un assez grand souci de réalisme... À leur façon », sourit Lionel Jacq.

 

Les ateliers, organisés par la Maison du patrimoine, ont lieu trois fois par semaine : les lundis, mercredis et jeudis de 14 h à 16 h 30 au Musée des Beaux-arts. Le matériel est fourni. Le prix par atelier est de 3,20 € ou deux tickets Atout sport. Inscription : 02 98 95 52 48.

 

 

 

 

Source Ouest France édition du 13 Juillet 2010

Publié dans Beaux-Arts de Quimper

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