La Nuit des musées met en lumière les oeuvres d'art du musée des Beaux Arts de Quimper

Publié le par ebft

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Près de 2 400 Quimpérois ont profité de l'ouverture en nocturne des musées samedi pour découvrir ou redécouvrir le patrimoine culturel de la Ville.

 

Samedi 15 mai avait lieu la nuit des musées. Les quimpérois ont quitté leur salon pour passer cette soirée de week-end à déambuler entre les murs de pierre des couloirs du musée départemental breton, du musée des Beaux-Arts et du Quartier. Les visiteurs d'un soir étaient environ 2 400 pour venir découvrir, ou redécouvrir, les oeuvres de notre patrimoine.

 

Ombres de Rodin, concerts et céramiques

 

Au musée des Beaux-Arts, les ombres de Rodin rencontrent toujours un franc succès. Au Quartier, l'exposition était plus contemporaine et le public pouvait assister à trois concerts de theremin, instrument à ondes. L'ensemble instrumental évoquant les profondeurs psychédéliques de l'océan.

Au musée départemental breton, dans le cadre de l'opération Quimper Cornouaille, années 1920-1930, il était possible de contempler des oeuvres de cette période, avec leurs formes simplifiées et leurs décorations géométriques. L'exposition était très diversifiée : statues, statuettes, bustes, peintures, céramique, costumes et mobilier.

 

Ambiance studieuse dans les couloirs

 

Parmi les visiteurs, un groupe d'enfants (de 6 à 15 ans) s'activait afin de retrouver les traces d'un certain Arsène Lupin, personnage de l'époque, qui aurait dissimulé des objets d'art dans les salles. Emmenés par Yannig D'hervé, guide animateur du patrimoine, les vingt enfants ont appris à se questionner devant une oeuvre, à en comprendre les finesses et à découvrir les artistes bretons.

Une ambiance studieuse où chacun se prête au jeu des questions-réponses. Un arrêt devant un tableau de Lucien Simon, Le bal bigouden, et le guide interroge : « Où sont les musiciens ? » « Sur la droite », répondent les enfants. Paul, 8 ans, fait remarquer qu'un monsieur se lève. Le guide répond : « Il y a de grandes chances pour qu'il invite la dame à danser. Regardez comment le peintre a dessiné les vêtements de ceux qui sont debout. Il y a un mouvement : ils dansent. » À travers une discussion, les enfants étudient les oeuvres.

À la fin de la visite, Perrine s'interroge : « Nous n'avons pas trouvé la poupée ! » Pour l'induire en erreur, le guide lui en montre une autre. « Non, ce n'est pas la bonne. Elle a une grande coiffe. »

La découverte de la bonne poupée clôturera l'enquête, refermant la porte sur une découverte approfondie d'oeuvres du patrimoine breton qui aura passionné les visiteurs en herbe.

 

Source Ouest France édition du 18 mai 2010

Publié dans Beaux-Arts de Quimper

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