Demain vernissage de l'exposition "De Turner à Monet" au musée des beaux-arts de Quimper

Publié le par Maison Marie Henry

Le vernissage de l'exposition

 

"de turner à Monet,

la découverte de la Bretagne par les paysagistes au XIXème siècle"

 

aura lieu le mercredi 30 mars 2011 à 18h00

 

 

 

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Le musée de Quimper (Finistère) présente, du 1er avril au 31 août, une exposition exceptionnelle d’œuvres des plus grands paysagistes du XIXe siècle. De Turner à Monet.

 

130 œuvres à savourer du regard

 

Plus de 80 tableaux, 50 dessins et estampes sélectionnés à travers 40 collections publiques et privées de France, d’Allemagne, de Suisse, des Pays-Bas, de Grande-Bretagne et des États-Unis… C’est ce que le public pourra découvrir au musée des Beaux-Arts de Quimper. Un rassemblement de chefs-d’œuvre des plus grands peintres du XIXe, qui ont choisi comme thème de travail, la Bretagne.

 

Toutes les « écoles » sont représentées ou presque : classique, romantique, le symbolisme, l’impressionnisme… Un voyage qui débute dès la fin du XVIIIe siècle avec Louis-François Cassas en 1776 et Pierre-Henry de Valenciennes vers 1800. C’est une époque où le paysage gagne difficilement son autonomie, étant jusque-là tributaire d’une histoire, religieuse, mythologique, ou d’une scène de genre. Il va, peu à peu, et en particulier à partir de la « matière première » bretonne, gagner ses lettres de noblesses.

Les initiateurs : des peintres de la marine aux premiers voyageurs

 

Les peintres de la Marine sont parmi les premiers à peindre la Bretagne à travers ses ports de guerre. La Révolution confie à Jean-François Hue le soin de poursuivre l’œuvre de Vernet qui avait commencé à peindre les ports de France à partir d’une commande de Louis XV, mais n’avait pas peint les ports bretons.

 

Les peintres de la Marine se spécialisent dans l’Histoire maritime, les combats navals au large des côtes bretonnes. Une formule qui s’épuise au XIXe siècle, mais contribue à faire connaître la Bretagne.

 

L’autre source qui éveille la curiosité, ce sont les écrits de Chateaubriand, Balzac, Michelet, Brizeux, la Villemarqué, Souvestre. Les moyens de communication qui se développent contribuent aussi à amener des voyageurs célèbres, des érudits, et des… artistes. Les paysages bretons fascinent, surtout ceux de la côte, mais aussi les calvaires, les châteaux, manoirs, églises. C’est dès les années 1820 que le peintre anglais Joseph Maillord William Turner vient en Bretagne et peint la Loire, mais aussi le Port de Brest. Peintures qu’il achèvera dans son atelier londonien.

 

Trains et tubes

 

1839, année de la création de la ligne de bateau à vapeur Le Havre-Morlaix et 1862, achèvement de la ligne de chemin de fer vers Quimper… Deux dates importantes qui vont favoriser les déplacements des peintres qui prennent le chemin de la Bretagne, pays exotique. Eugène Boudin vient à Quimper en 1855 dans le seul but de se renouveler. Les artistes ne se préoccupent plus vraiment des particularités bretonnes, même s’ils s’en servent. Ainsi, Eugène Boudin choisit de peindre le pardon de Sainte-Anne La Palud en 1859 pour son premier envoi au Salon.

 

En 1841, l’invention des tubes de peinture va faciliter aussi le travail des paysagistes. C’est en 1864 que de jeunes peintres américains découvrent le site de Pont-Aven et lancent la mode de ce Barbizon breton… Peu à peu, la place du paysage en tant que genre s’affirme. Les peintres explorent le littoral. Douarnenez est la première colonie artistique des bords de mer, suivie par Cancale, Camaret, Concarneau, Saint-Briac, Bréhat.

 

Bretagne est… Romantisme

 

Les peintres s’y installent à la recherche des effets de lumière, des mouvements des nuages, des paysages de marée basse, des rochers aux formes étranges.

 

L’image romantique de la Bretagne résiste aux différents mouvements picturaux. Des peintres plus ou moins académiques ou pompiers vont tenter de puiser dans le répertoire romantique lié à la Bretagne pour peindre de grands formats destinés au Salon officiel : Georges Clairin, Jules Noël, Jacques Guiaud, Léon-Geramine Pelouse, Emmanuel Lansyer. Le symbolisme aussi, mouvement pictural de la fin du XIXe siècle, est très inspiré par le paysage breton et son histoire, Paul Sérusier et Georges Lacombe par exemple, mais aussi Gauguin. Mais ailleurs, d’autres artistes vont se fixer dans des démarches individuelles, comme Monet à Belle-île en 1886.

 

Portes ouvertes de l’exposition le 31 mars

 

L’exposition De Turner à Monet bénéficiera d’une belle couverture médiatique avec, entre autres, un Guide du Routard qui sera consacré non seulement à l’exposition mais aux paysages toujours intacts qui ont inspiré les peintres, proposant ainsi de belles balades à faire en parallèle de la visite de l’exposition.

Un catalogue des éditions Palantines sera également en vente : 32 €. Un « secrets d’atelier » pour enfants sera ouvert pour les 4-11 ans, avec un livret jeu, mais aussi des ateliers pendant les vacances.

Jeudi 31 mars, portes ouvertes de l’exposition de 14 h à 22 h, avec visites guidées à 14 h 30, 16 h 30, 18 h 30, 20 h 30.

Pendant toute la durée de l’exposition, de nombreux rendez-vous seront proposés.

 

Publié dans Beaux-Arts de Quimper

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