Musée du Faouët: Aux petits soins des tableaux 4/4

Publié le par ebft

Trois restauratrices ont été dépêchées au chevet des oeuvres les plus dégradées du Musée du Faouët.

Un maquignon qui conduit ses chevaux vers le coin de la place plantée, des coiffes blanches qui se pressent sous les halles, de vieilles Bretonnes qui discutent en se rendant au marché et les fameuses oies chassées de leur terrain de jeu favori... Cette scène, peinte vers 1910 par CécileMorgand, a été récemment acquise par le Musée du Faouët, qui l'a choisie pour illustrer l'affiche de l'exposition qui s'est déroulée au début de cette année «Quand les collections sortent de leur réserve». Et pour l'occasion, quelques oeuvres ont bénéficié d'un «programme spécial» de restauration.

Trois restauratrices sur place

Les restauratrices, trois femmes, se sont mises au chevet des oeuvres pour l'exposition. Au programme, un bichonnage qui consiste à faire un nettoyage superficiel pour supprimer les déjections de mouches, par exemple. «L'objectif de la restauration est de ralentir le vieillissement des oeuvres par l'ajout d'un vernis. Nous ne faisons pas de la reconstitution mais parfois un travail sur les lacunes, les petits trous qui apparaissent sur les tableaux», explique Séverine Françoise, restauratrice venue de Versailles pour s'occuper de trois huiles qui seront présentées dans le cadre de l'exposition. «C'est la première fois que nous accueillons des restauratrices sur place pour faire les travaux», souligne Anne Leroux-Le Pimpec, la responsable du musée. «Au vu de l'état de certaines oeuvres, nous avons estimé qu'il était moins dangereux de faire ainsi et d'éviter tous transports des oeuvres». Et du côté de la restauratrice, on apprécie: «Cela change un peu de nos ateliers de restauration! Ici, nous sommes baignés dans l'ambiance des réserves d'un musée et à la lumière du soleil breton, le travail est plus qu'agréable» confie Séverine avant de remettre son masque, «obligatoire quand on travaille avec des solvants assez puissants et surtout aussi près des tableaux», souligne la restauratrice. L'opération de restauration apportera aussi son lot de surprise:«Sur une des oeuvres de Félix Bouchor, le décrassage a permis de retrouver les variations de couleurs dans le ciel», explique Anne Leroux-Le Pimpec.

Source Le Télégramme

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