Musée du Faouët: Une visite dans les coulisses 3/4

Publié le par ebft


Marylin Le Mentec, reponsable de la communication, (à gauche) et Anne LeRoux, la responsable du musée, devant quelques toiles du don Cornélius.

Quand les collections sortent de leur réserve»... Ça donne envie d'y mettre le nez! Précieusement gardées à l'abri des regards indiscrets et de la lumière naturelle, les oeuvres attendent leur heure dans l'une des vastes salles privées du musée. Taux d'humidité compris entre 50% et 60%, idéalement maintenu à 55%, une température ambiante qui approche à un degré près les 18ºC... Des conditions optimales pour conserver ces oeuvres d'art qui ont déjà traversé, pour certaines, un bon siècle et demi. «Nous savons que certaines sont extrêmement fragiles et apprécient peu les déplacements. C'est le cas de cette peinture de Charles Rivière, qui supporte mal les changements de température car elle a été mal préparée par l'artiste avant d'être peinte... Nous avons déjà dû la faire restaurer en 2001 et encore récemment», explique Anne Le Roux, la responsable du musée. Actuellement exposée à l'étage du couvent, la toile ira ensuite se reposer pendant quelque temps dans son antre protégé.

350 pièces appartiennent au musée

Un antre dans lequel les racks où sont accrochées les oeuvres sont actuellement partiellement vides puisque sur les 415 pièces du fonds faouëtais, 182 ont été exposées dans l'ancien couvent des Ursulines au début de cette année. «350 des toiles et pièces que nous avons dans nos réserves appartiennent au musée». «Les autres, ce sont des dépôts du conseil général mais aussi de particuliersqui nous laissent les utiliser mais restent pleinement propriétaires de leur bien». D'artistes contemporains aux premiers lithographes du milieu du XIXesiècle, la collection faouëtaise regorge de petits trésors. Que ce soit les oeuvres de Germain David-Nillet, d'Arthur Midy, mais également celles de Sydney Curnow Vosper et son célèbre cultivateur mécanique... «Des peintres qui à un moment ou à un autre se sont installés quelque temps au Faouët. Certains, comme Émile Compard ou Jean Buchaud, ont même commencé leur carrière ici».

Le fonds s'enrichit chaque année

Un fonds qui s'enrichit chaque année avec le budget réservé aux achats et à la restauration d'oeuvres et qui varie entre 5.000 et 10.000 EUR et peut parfois monter jusqu'à 15.000 EUR. «Nous sommes bien aidés dans nos acquisitions par le conseil général ainsi que par le mécénat, en particulier celui du Crédit mutuel de Bretagne. Il y a peu de temps, grâce à eux, nous avons pu nous permettre d'acheter une toile de Barnoin, «La Fontaine de Sainte-Barbe», pour 11.000EUR», explique Anne Le Roux. «Des particuliers nous aident aussi parfois sur certaines oeuvres». À l'ère d'Internet, la responsable du musée continue également à éplucher les catalogues des salles de ventes bretonnes ainsi que la Gazette de l'Hôtel Drouot, à la recherche de petites pépites qui pourraient entrer dans son budget. Dans ses rêves les plus fous, elle aimerait un jour pouvoir enrichir cette collection d'un Mathurin Méheut. «Mais ce n'est vraiment pas dans notre budget actuellement». Autre rêve, peut-être plus abordable celui-là, «Nous aimerions aussi avoir une huile de Le Gout-Gérard.» Le musée du Faouët nourrit aussi un autre souhait, celui d'obtenir un jour l'appellation Musée de France. Il faudra pour cela monter et présenter un dossier qui devra séduire le ministère de la Culture.

Huile sur toile de Cécile Morgand, «Scène de marché au Faouët» (1910). Collection Musée du Faouët.


Source le télégramme

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