Musée du Faouët: Des peintres à la recherche d'exotisme 2/4

Publié le par ebft


Elles sont deux à animer ce musée, Anne Le Roux et Marylin Le Mentec (ici). Jean-Marc Michaud est quant à lui le conservateur en chef.

Le musée du Faouët doit beaucoup à Victor Robic, maire de la commune avant la Première Guerre mondiale. Peintre lui aussi, il créa le premier musée dans la mairie en 1914, avec une trentaine d'oeuvres qu'il avait soigneusement collectées en incitant les artistes qui fréquentaient la cité à lui faire un don.

Au couvent depuis 1987

Au fil des années, cette collection s'est aussi enrichie avec le don d'une soixantaine de toiles venant du fonds d'Oscar Chauvaux. «Il y avait à peu près 90oeuvres lorsque le musée a ouvert ses portes ici en 1987», explique Anne Le Roux. Au cours des années 80, la mairie avait eu l'opportunité de racheter symboliquement à une communauté de religieuses le couvent qu'elles occupaient. «1987, c'était l'époque où le patrimoine local était très en vogue. C'est dans ce contexte que le musée du Faouët a vu le jour, sans que l'on ait alors vraiment notion de l'ampleur du mouvement pictural qui avait pourtant fait la vie de la cité pendant près d'un siècle». Un mouvement qui commence au milieu du XIXe siècle avec les premiers lithographes qui passent dans la commune. Une vingtaine d'années après le début du recensement des monuments historiques, ils viennent au Faouët pour y faire des repérages. Les oeuvres les plus anciennes de la collection actuelle datent de cette époque.

Avec l'avènement de Pont-Aven

«La vague de peintres commence vers 1880 avec l'avènement de Pont-Aven», raconte Anne LeRoux. «Ceux qui y étaient en villégiature venaient souvent jusqu'ici. Mais le gros du mouvement pictural se situe essentiellement entre1900 et1930, avec la venue des peintres de la scène parisienne qui sont à la recherche d'exotisme et de tradition». Ils peignent avec leur vision et leur technique différentes, des scènes de pardon et de marché devant les célèbres halles, des visages, des costumes mais aussi des paysages et l'architecture des incontournables chapelles Sainte-Barbe et Saint-Fiacre. Certains, comme Germain David-Nillet ou encore Arthur Midy se sont même installés au Faouët. De cette effervescence sont nées des milliers de toiles. Plus de 20ans après sa création, le musée du Faouët a su s'enrichir de ce passé pour se doter d'une collection unique. Chaque année, deux expositions temporaires lui donnent vie et mettent en valeur des artistes peu ou mal connus.

Source Le télégramme

Publié dans musée du Faouët

Commenter cet article