Expo Elléouët (5/5). La Bretagne, source d'inspiration

Publié le par ebft

À la fin de sa vie, le peintre Yves Elléouët renoue avec les paysages figuratifs bretons qu'il avait jusqu'alors abandonnés.

Dernier volet de notre série consacrée au peintre surréaliste Yves Elléouët. À la découverte des paysages de son enfance et de ses nombreux séjours sur les côtes bretonnes.

Né à Fontenay-sous-bois, Yves Ellouët n'est pas breton. Pourtant ce ne sont pas les berges de la Seine mais bien les côtes du Finistère qui lui révéleront son âme de peintre. Ses premiers tableaux sont emprunts de ses souvenirs d'enfants et de ses séjours à La Roche-Maurice, chez sa grand-mère paternelle. Ces racines bien ancrées font dire au directeur du musée de Quimper, qui propose cet été une rétrospective sur le peintre, que «la Bretagne est partout» dans l'oeuvre d'Elléouët.

L'été à Argenton

Si sa carrière commença véritablement à Paris, au côté d'Aube, la fille d'André Breton, et au sein du mouvement surréaliste, le peintre Yves Elléouët retournait chaque été en Bretagne, à la recherche de ses sources d'inspiration. D'abord à Argenton, où le jeune artiste allait rejoindre dans les années 1960 ses amis, le critique d'art Charles Estienne et le peintre Pierre Jaouën. Il y présenta d'ailleurs sa première exposition: des fresques sur ciment et sur papier inspirées des arts premiers. Plus tard, Yves et Aube Elléouët passèrent souvent leurs vacances au Palud, à La Roche Jaune, dans Côtes-d'Armor, dans la maison prêtée par Alexander Calder, un ami de la famille. Ces nombreux séjours influencèrent durablement le travail d'Yves Elléouët.

La Bretagne omniprésente

Car s'il s'écarte quelques années de ses inspirations bretonnes, pour mener des expériences surréalistes et réaliser une série de peintures abstraites, Elléouët revient toujours à ce qu'il connaît. En 1969, il peint l'Ankou, l'ouvrier de la mort, un personnage revenant régulièrement dans la tradition orale et les contes bretons. De même, à la fin de sa vie, réapparaîtront les paysages figuratifs qu'il avait jusqu'alors abandonnés. À l'occasion de séjours à l'embouchure du Trieux, Yves Elléouët peindra de nouveau la mer et la côte bretonne, dans des camaïeux de couleurs vives. La Bretagne, enfin, est évidemment présente dans ses romans: «Le livre des rois de Bretagne», sorti en 1968, et «Falc'hun», publié à titre posthume en 1976. Deux ouvrages, qu'il a alimentés au cours de ses nombreuses vacances sur la péninsule, et aujourd'hui considérés comme incontournables dans la littérature bretonne.

Source le télégramme édition du 20 Août 2009

Publié dans Beaux-Arts de Quimper

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