Une exposition Rémi Blanchard à Penmarc'h

Publié le par ebft


Jusqu'au 27septembre une exposition dans le vieux phare de Penmarc'h retrace la vie haute en couleur du peintre Rémi Blanchard.
Disparu en 1993 à Paris, Rémi Blanchard renaît en ce moment à Penmarc'h dans une exposition qui retrace sa vie de peintre. Huit salles, une soixantaine d'oeuvres, racontent son parcours mouvementé. Ses influences, de Van Gogh à Léger en passant par Matisse. Dans ses peintures, souvent teintées de couleurs vives et fraîches, Rémi Blanchard revit sa jeunesse passée à Nantes et, notamment, dans le jardin de ses parents. Les animaux sont aussi très présents, un bestiaire qui se compose de cerfs, de chats ou de chevaux. «J'ai essayé de penser cette exposition de manière thématique, avec une salle plutôt rouge, une plutôt verte, une destinée à des personnages endormis...», explique Yohan Madec, chargé des expositions du Centre de découverte maritime de Penmarc'h.

Des hommages de ses proches

Outre les peintures, des hommages rendus par certains de ses plus proches amis sont accrochés au mur. Dont celui de Hervé Di Rosa, un de ses compères du mouvement artistique de la figuration libre: «Blanchard aurait pu être le Basquiat breton blanc de la France ouvrière si quelques galeries, critiques et conservateurs s'en étaient occupés sérieusement. (...) Il avait réussi, depuis longtemps, ce grand écart entre l'imagerie populaire et la peinture la plus exigeante de Matisse, Gauguin, Chagall, Klee ou Léger».

Une gravure jamais exposée

Point d'orgue de l'exposition, une gravure sur bois appelée «Christ Noir», retrouvée chez un collectionneur privé parisien seulement quelques semaines avant le début de l'exposition: «Je savais qu'elle existait pour l'avoir déjà vue en photo, mais je ne savais pas où elle se trouvait. C'est donc la toute première fois qu'elle est exposée», se réjouit Alain Blanchard, le frère aîné de Rémi. Le «Christ Noir» fait partie d'un triptyque, «nous sommes à la recherche des deux autres bas-reliefs, l'un représentant une femme, l'autre, Loki, une divinité nordique». Depuis la mort de Rémi Blanchard, ses amis et sa nombreuse famille - il a eu dix frères et soeurs - ont fondé une association Les Amis de Rémi Blanchard, «qui a permis de retrouver pas mal d'oeuvres perdues, souligne Alain Blanchard. Et grâce au site internet qu'on a lancé cette année, on a reçu une quantité de photos d'oeuvres de Rémi dont on ignorait complètement l'existence».

Pratique
Exposition Rémi Blanchard, au vieux phare de Penmarc'h jusqu'au 27septembre. Entrée 3,50€.

Source Le télégramme édition du 7 Juillet 2009

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