Micheau-Vernez dévoilé au musée du Faouët

Publié le par ebft


Jusqu'au 4 octobre, le Musée du Faouët consacre son exposition d'été à la première rétrospective consacrée à l'ensemble des oeuvres de l'artiste peintre Micheau-Vernez.

Vingt ans après sa disparition, l'exposition fera une grande part à celui pour qui l'art était synonyme de couleur et de mouvement dans des domaines variés tels que la peinture, le dessin, l'illustration ou l'affiche. Artiste d'origine brestoise, Robert Micheau-Vernez devint célèbre pour ses faïences bretonnes, empreintes de modernité, créées pour la Manufacture Henriot à Quimper, entre1930 et 1960. Mais Micheau-Vernez est aussi, et peut-être avant tout, un peintre. «La faïence a été l'arbre qui cachait la forêt de son talent. L'exposition qui lui est consacrée permettra de prendre conscience de l'ensemble de ses oeuvres. Ce sera une grande découverte pour certains!», souligne Mikaël Micheau-Vernez, initiateur de l'exposition et créateur d'une association de protection des oeuvres de son père.

La couleur quel qu'en soit le prétexte

Peu reconnu, l'artiste fut très peu exposé de son vivant. Armand Drouant, célèbre galeriste de la rue du faubourg Saint-Honoré, à Paris, apercevant quelques-unes de ses toiles en 1977, s'exclamera: «Mais d'où sort-il celui-là!», et lui consacrera une grande exposition en 1978. Robert Micheau-Vernez reste fidèle au regard qu'il a, dès le début, porté sur la couleur du monde qui l'entoure. Ainsi sa peinture a pour seul sujet la couleur, quel qu'en soit le prétexte apparent. Erudit sur l'apport et les inventions de ses maîtres (Cézanne, Gauguin ou encore Bonnard), l'artiste, technicien du mariage des couleurs, s'essaie aux audaces de nouvelles harmonies dans une construction toujours originale. Les murs du Musée du Faouët en portent la marque, offrant une palette vivifiante et peu commune où représentations de paysages provençaux côtoient Venise, Jérusalem ou des représentations d'églises orthodoxes hautes en couleur.

Un professeur qui peint

Dès l'enfance, Robert Micheau-Vernez a choisi d'être peintre. Ce n'était pas une passion, mais bien une vocation. Il suit les cours de l'école des beaux-arts de Nantes, puis de celle de Paris où il a pour professeur Lucien Simon. Parallèlement, il fréquente les cours des Ateliers d'art sacré de Maurice Denis. Ayant passé son professorat de dessin, il sera nommé aux lycées de Bastia, La Roche-sur-Yon, Brest, Lannion, Grasse, Pont-l'Abbé et Quimper. En parallèle, il n'arrêtera jamais de peindre, tout en réalisant des illustrations, dessins, pastels, vitraux, icônes, affiches, décorations et bien sûr des faïences qui furent, durant des années, l'image de marque des Faïenceries Henriot de Quimper. Cet artiste ne cherchera jamais à plaire, ni dans sa vie, ni dans son oeuvre, confiant dans sa vision de l'art et conscient d'être à contre-courant des différentes modes du XXe siècle. Pratique A découvrir à partir de demain et jusqu'au 4octobre au Musée du Faouët, mais aussi dans le premier ouvrage consacré à ses oeuvres, édité par Liv'Editions et disponible à la boutique du musée. Musée du Faouët, 1, rue de Quimper - 56320 Le Faouët. Tél.02.97.23.15.27. fax: 02.97.23.36.74. Courriel: info@museedufaouet.fr Site internet: www.museedufaouet.fr

source Le Télégramme édition du 13 Juin 2009

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