La lumière apprivoisée à la Maison Marie-Henry

Publié le par ebft



Depuis le début juillet et jusqu'au 1 er novembre, à la Maison Marie-Henry, rue des Grands-Sables au Pouldu, se tient l'exposition des oeuvres du peintre Édouard Doigneau, intitulé : La lumière apprivoisée. Un plaisir partagé à la redécouverte d'un artiste contemporain de Paul Gaugin et de l'école de Pont-Aven, présenté pour une première fois sur des cimaises publiques dans l'auberge de la plage, que Marie Poupée proposa aux artistes, pour y vivre, y travailler et y créer. Édouard Doigneau, est né à Nemours, en septembre 1865, dans une famille d'artisan, une fratrie de 4 enfants. Après sa formation chez les frères Barnabites complétée par des cours de dessin et aquarelle, par le fils d'Eugène Ciceri, il passe son baccalauréat et entre à Polytechnique en 1 885. Il quitte sa destinée militaire en mai I899 pour vivre sa vie d'artiste faite de très nombreux voyages au cours de laquelle il parcoure le bassin méditerranéen et la France faisant de nombreux séjours en Bretagne, et en Camargue.

Édouard Doigneau, formé de manière classique s'attache aux principes de l'école de Barbizon et reste marqué par Corot et Millet. Il aime travailler en plein air. C'est aussi une invitation aux voyages, sans exotisme, juste une démarche humanitaire, le peintre se fait l'ambassadeur des terres lointaines en Algérie, au Maroc sans fantasme d'orientalisme. Édouard Doigneau peintre de la Bretagne et du Pouldu est décédé à Paris en 1954, sans descendance directe, après avoir participé à de nombreuses expositions ou salons en Europe. Il a également créé plusieurs ateliers d'artistes, à Paris. Une exposition, réalisée grâce à l'implication de son petit-neveu et de sa soeur, pensée et mise en oeuvre par Mme Chiron avec Bernard Le Floch de Pont-l'Abbé.


source Ouest France édition du 18 Juillet 2008

Publié dans Edouard Doigneau

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