Collège Jean-Jaurès à Bannalec Rencontre avec Jean Renault

Publié le par ebft

En attendant, dès la prochaine rentrée, l'intégration de l'histoire de l'art dans le programme des collégiens, l'établissement Jean-Jaurès, bénéficiant d'une superbe salle multifonctions, a déjà fait entrer l'art au collège. D'abord en proposant à des artistes d'exposer en son sein, puis en les conviant pour une rencontre avec les collégiens. Actuellement, ce sont des oeuvres de Jean Renault qui sont à contempler. Mardi après-midi, l'artiste a été enthousiaste en écoutant les remarques des élèves d'une classe de 4e.

Parcours de peintre


Après s'être présenté aux élèves comme «un vieux monsieur qui a toujours 20 ans dans son coeur», J.Renault a retracé son parcours pour devenir peintre: «Cela naît d'un besoin fort de s'exprimer. Il y a une kyrielle de façons de le faire; à 16 ans, j'ai choisi les pinceaux». Et de poursuivre: «Malgré des études aux Beaux-Arts, il m'a fallu attendre près de 20 ans pour véritablement vivre de mes toiles. Lapeinture est un art de maturité». Il a alors détaillé sa façon de travailler: «C'est une révélation qui m'a lancé sur la mythologie, puis l'Apocalypse». Une fois le lieu choisi, comme cette grève à Clohars, où il réside depuis 1973, «pour écouter les douze dieux grecs conter leur histoire», J.Renault se documente pour bien connaître son sujet. Ensuite, il commence par réaliser des dessins, puis conçoit des études colorées et enfin, s'attaque vraiment à la toile. Les collégiens intrigués par des détails dans chaque tableau n'ont eu de cesse de l'interroger.

«Sachez regarder»

«Depuis le début du XXesiècle, le dessin n'est plus la ressemblance. La couleur est un langage sur la toile». Entraîné dans son exposé, c'est feutres en main, sur tableau blanc, que J.Renault a donné ses explications, esquisses à l'appui. Déjà, la sonnerie annonçant la fin du cours a retenti, regrets dans la voix, il s'est écrié: «Souvenez-vous, c'est le message que veut transmettre l'artiste qui est important. Sachez regarder».

source le télégramme édition du 16 Janvier 2009

Publié dans Jean Renault

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