Chronique Marie Henry - Les ursulines (1)

Publié le par ebft

Notre dernier article concernant Marie Henry s’est arrêté en 1866, année où elle se retrouve orpheline suite au décès de son père.

     voir: 150ème anniversaire de la naissance de Marie Henry


Malgré les quelques biens qu’elle possède, son tuteur la fait entrer comme déshéritée au couvent des ursulines à Quimperlé. L’occasion pour nous d’apporter un éclairage sur ce lieu particulier où Marie restera jusqu’à l’âge de 18 ans.

Ursulines vers 1736
Extrait du dessin de Christophe-Paul de Robien
(B.M. Rennes)


En 1652, les ursulines de Tréguier, par lettres patentes de Louis XIV, avec le consentement de l´évêque de Cornouaille, de l´abbé de Sainte-Croix et de la communauté de la ville, sont autorisées à fonder un établissement.
La communauté s´installe d´abord en basse ville, dans le quartier du Gorréquer. Dans un vaste périmètre à la limite de la haute ville, Claude de Kerouartz, première supérieure, fait l´acquisition, en 1665, de la métairie de Bel Air en vue d´établir la communauté qui se destine à l´instruction et l´éducation des filles. Sous Claude de Kerouartz, le chantier, favorisé par l´apport financier de familles locales influentes (Penfeunteunyo, Lohéac), débute en 1667 (église Notre-Dame, premiers murs de clôture). En 1674 (date regravée), les bâtiments conventuels sont achevés, tout comme l´église dont l´élévation nord, modifiée plus tard, était sans doute couronnée d´un simple fronton triangulaire dont subsistent des traces sous forme d´amorce d´un pignon découvert. Le coût de cette campagne de construction aurait dépassé 60 500 livres. Dans la chapelle, le lambris de couvrement reçoit un décor peint qui sera détruit par un incendie en 1683. La nef de l´église communiquait, à l´ouest, avec le choeur des religieuses, à l´est avec une chapelle dédiée à saint Joseph. Aménagé dans un angle, un escalier en vis donnait accès à un oratoire (appelé haut choeur) qui permettait d´assister aux offices depuis les cellules de l´étage ; cette disposition figure encore sur le relevé fait par l´architecte Bigot en 1865. (à suivre)

Publié dans anniversaires 2009

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