Le musée accueille les oeuvres d'André Jolly

Publié le par ebft


Le musée de Pont-Aven a ouvert ses portes, samedi, pour présenter, à l'occasion de son exposition de printemps, les oeuvres de l'artiste André Jolly, en présence de ses descendants.

Samedi soir, Isabelle Biseau, maire, a souhaité la bienvenue aux très nombreux descendants d'André Jolly, «que le travail de Catherine Puget, conservateur du musée, a permis de rassembler ce soir et dont la joie à honorer leur aïeul, par cette première exposition dans un musée, n'a d'égale que celle que nous avons à les recevoir». En effet, une cinquantaine de membres de la famille Jolly étaient présents, dont deux de ses quatre enfants, petits-enfants, arrières petits-enfants, neveux, nièces, cousins venus de toute la France et même un d'Australie.

Peintre autodidacte

André Jolly se forme au contact des impressionnistes qu'il découvre à Paris. Il quitte ensuite sa Lorraine natale pour la Bretagne, s'arrête à Pont-Aven où il rencontre Henry Moret, qui l'initie aux théories de Gauguin et à l'esthétique de son groupe. Il s'y installe définitivement et peint des toiles entre impressionnisme et synthétisme qu'il va exposer à partir de 1906 à la Société nationale des Beaux-Arts, au Salon des indépendants et au Salon d'automne. «Les années 1910 voient l'épanouissement de son art. Il stylise de façon très personnelle, des compositions d'esprit décoratif, riches de tons purs, à la manière des Nabis où il donne le meilleur de lui-même», évoque Mme Puget.

Rupture profonde

Engagé sur le front en 1917, il réalise de nombreux croquis mais, comme pour toute cette génération marquée par la guerre, sa carrière se ressentira de cette rupture profonde, épreuve dont l'homme se relèvera blessé et différent. «Sa peinture des années 1920-1930 témoigne de cette évolution, elle devient plus sombre et s'oriente vers une expression plus classique». André Jolly avait choisi de s'enraciner en Cornouaille, au bord de l'océan. Il y a passé sa vie, fondé sa famille et cet attachement ne s'est jamais démenti.

Devoir de mémoire

Pour Daniel Le Feuvre, petit-fils de l'artiste, le devoir de mémoire a incité les descendants à rassembler souvenirs et documents pour éclairer la vie et l'oeuvre de cet artiste. Aujourd'hui, André Jolly commence à être reconnu. «En 1999, le musée de Pont-Aven a accueilli en dépôt, Le Four, une oeuvre de grandes dimensions que le peintre exposa en 1909 au Salon d'automne et qui se trouvait à Charleville-Mézières, dans les réserves du musée de l'Ardenne».

Une cinquantaine de peintures et dessins

Depuis samedi, le musée de Pont-Aven procède à une forme de réhabilitation en proposant une sélection d'une cinquantaine de peintures et de dessins qui puisent essentiellement leurs sources d'inspiration dans les secteurs de Névez et de Pont-Aven et qu'André Jolly a produit de 1904 jusque dans les années 1930. Daniel Le Feuvre en a profité pour lancer un avis de recherche sur une oeuvre d'André Jolly : «Labourage au printemps», une fresque réalisée en 1907 (0,81 m x 3,90 m) dont le dessin est à l'encre et lavis. Le musée de Pont-Aven présente jusqu'au 20 juin, les oeuvres d'André Jolly.

source le télégramme édition du 21 mars 2005

Publié dans andré jolly

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