André Jolly à Pont-Aven : une « première »

Publié le par ebft

«La ferme de Kerambail», 1907.















En cette période de météo incertaine, rien ne vaut pour les vacanciers un peu désoeuvrés une visite dans les nombreuses expositions que propose le pays de Quimperlé. Un exemple : celle que consacre le musée de Pont-Aven à André Jolly

 

Comme beaucoup de peintres qui, au début du XX e siècle, ont succombé aux enchantements qu'exerce le Sud-Finistère, André Jolly n'était pas d'ici : il est né en 1882 à Charleville, et il a commencé sa carrière à Paris, en autodidacte, avant de séjourner une première fois à Pont-Aven, en 1905.

Une vie liée à la région

Il y rencontre Henry Moret, qui l'initie aux théories de Gauguin, et il finit par s'installer définitivement à Névez. En réalité, c'est la première fois qu'un musée consacre une exposition à cet artiste; et comme l'explique le conservateur, Catherine Puget, cette expo «devait se tenir à Pont-Aven, tant la vie de l'artiste est liée à cette région».

Une exposition qui parle à l'âme

Cette rétrospective, visible jusqu'au 20 juin, est le fruit d'un collectage réalisé avec la complicité de la famille Jolly et l'aboutissement des relations de confiance qui ont été tissées avec elle au fil des ans. Très vite, les toiles d'André Jolly ont évolué entre impressionnisme et synthétisme, et «les années 1910, explique Catherine Puget, voient l'épanouissement de son art : il stylise alors de façon très personnelle des compositions d'esprit décoratif, riches de tons purs, à la manière des Nabis».

«Il peint une Bretagne grave et archaïque»

«Il a le sens de la composition, dit-elle encore, bien construite par l'arabesque des formes et les surfaces colorées. Loin de tout pittoresque sentimental ou dramatique, il peint une Bretagne grave, archaïque, comme l'aimait Gauguin.» Et c'est vraiment une exposition qui parle à l'âme. Elle rassemble 54 oeuvres : 47 peintures et sept aquarelles et gravures. Les prêts émanent du musée de l'Ardenne (Charleville-Mézières), du musée des Beaux-arts de Nantes et de collections particulières.

source le télégramme 20 avril 2005

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