La fête des "Goémoniers" aura lieu le 23 août 2009

Publié le par ebft


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ne cinquantaine d'adhérents de l'association des Goémoniers se sont réunis en assemblée générale le vendredi 20 février 2009, en soirée, au restaurant municipal. Le président, Youn Grévellec, a dressé le bilan moral de l'année passée. L'édition 2008 de cette fête, qui clôture la saison d'été, s'est déroulée dans de bonnes conditions. Le temps plutôt clément a permis de remonter sans incident le goémon et le public avait répondu présent.

Hommage aux bénévoles

Le président a insisté sur la qualité du travail des bénévoles (plus de 130personnes), sans qui cette fête ne pourrait se dérouler. Elle ne bénéficie d'aucune subvention et le bureau souhaite continuer dans ce sens. La présence indispensable du cercle celtique cloharsien, les Korollerien Laïta, a été soulignée. Aucun autre cercle ne peut participer à la reconstitution du tableau de Gauguin.

Souscription en projet

Le trésorier, Jacques Valois, a présenté un budget équilibré. L'association dispose d'une marge afin de parer à l'éventualité d'une mauvaise saison. Une suggestion a été retenue: la possibilité d'une souscription pour gagner un ou des paniers garnis. Les tickets seraient proposés aux spectateurs qui profitent du spectacle gratuitement. La date de la prochaine fête est fixée au 23août, afin de toucher plus de vacanciers. En 2008, elle s'est déroulée la veille de la rentrée scolaire. Claude Morrisson, la secrétaire, a précisé que la fête est référencée au Comité départemental du tourisme.


Mais non, le kroug n'est pas une pâtisserie bulgare échappée du «Père Noël est une ordure». Le kroug allège le travail des goémoniers quand il s'agit de remonter la récolte le long d'une falaise. Démonstration hier au Pouldu. Plougastel-Daoulas a sa fête du maërl. Clohars-Carnoët a sa fête du goémon. Si l'algue est différente, les deux rendez-vous invitent le public à revivre les modes de collectes de ces produits de la mer tels qu'ils furent pratiqués par nos aïeux afin de fertiliser les champs. Depuis 1989, l'association des goémoniers du Pouldu, soutenue par l'office de tourisme de Clohars-Carnoët, propose de redécouvrir le ramassage à l'ancienne. Une tradition d'avant guerre dans cette partie de la côte sud-finistérienne. Une institution même depuis que Gauguin a immortalisé les goémoniers du Pouldu sur sa toile. C'est d'ailleurs la reconstitution grandeur nature du tableau du maître qui a ouvert les festivités hier matin. Place au kroug l'après-midi pour les 500 spectateurs restés aux abords de la plage des Grands-Sables. Plus que l'objet qu'il désigne (dont le nombre d'éléments diffère selon l'interlocuteur interrogé), le kroug est une technique. La collecte du goémon assurée par la nasse attelée à deux chevaux parvient au pied de la falaise. «Passe-moi le kroug», lance alors l'un des deux conducteurs de l'attelage en contrebas. Et le kroug jeté du haut du relief abrupt fend l'air pour atterrir sur le sable. A première vue, cela ressemble à deux branches d'arbres coupées pour former un «V», auquel est rattachée une longue corde. La dite pièce s'insère dans le filet et la remontée du butin se fait sous l'impulsion d'un cheval. Au passage, la corde rencontre une poulie figée dans un petit mât en bordure de falaise. A voir tous les bénévoles en costumes bretons s'activer autour de l'outil mystérieux, plus d'un parmi le public a dû se dire que le kroug, ce n'est pas du cinéma.


source Le Télégramme édition du 24 Février 2009

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