La maison Marie-Henry hôte de Maufra et Denauzay

Publié le par ebft

Samedi soir, la maison Marie-Henry était si pleine de passionnés de peinture que même un petit garçon n'aurait pu se faufiler pour entrevoir les oeuvres exposées dans cet antre artistique du Pouldu.

Pourquoi tant de monde ? Simplement parce qu'avait lieu le vernissage de la grande exposition de l'été sacrant Maufra et Dezaunay, deux vieux compères d'une vedette en matière d'art : un certain Paul Gauguin.

De l'émotion intense

Ce vernissage riche en émotions a été couronné par les discours de Mme Witté, présidente de l'association des amis de la maison Marie-Henry, et de M. Taburet, celui qui a été à l'origine de l'exposition que l'on peut découvrir depuis samedi. Tous les deux ne cachaient pas leur fierté d'accueillir de si belles toiles. Sans aucun doute, la maison Marie-Henry n'a jamais été aussi belle depuis une certaine époque... Les vedettes de l'été sont donc deux Nantais : Maxime Maufra (1861-1918) et Emile Dezaunay (1854-1940) qui furent des fidèles de Paul Gauguin et de la fameuse «Buvette de la plage». L'émotion fut intense lors du vernissage car c'est à Maufra, «Cet artiste d'avant-garde» comme l'appelait Gauguin, que l'on doit l'une des meilleures descriptions de la maison Marie-Henry, elle a d'ailleurs servi à sa reconstitution actuelle. Dezaunay, «peintre bourru, populaire et raffiné», quant à lui, a suscité de l'émotion par ses oeuvres qui n'ont rien perdu de leurs splendeurs. Sans contestation, les deux artistes méritent un coup d'oeil attentif et ému...

C'est ouvert tous les jours

Logiquement, la maison Marie-Henry a décidé d'ouvrir ses portes tous les jours jusqu'au 31 août. Les visites ont lieu le matin à 10 h 30 et 11 h 30 et l'après-midi à 15 h 15, 16 h 15, 17 h 15 et 18 h 15. En entrant dans la fameuse maison, les visiteurs auront déjà l'oeil charmé par les jolies hotesses : Kristell Cahic (guide), Aurélie Bouffaré et Elodie Le Berre (conférencière) qui connaissent toute l'histoire du lieu. La maison Marie-Henry sera donc cette année encore l'un des lieux incontournables de Clohars-Carnoët.

 

 

 

source le télégramme édition du 11 juillet 2002


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