Marie Le Drian : un roman et un récit

Publié le par ebft

Avec « Ça ne peut plus durer » et « Marie Henry, Gauguin et les autres », l'actualité littéraire de Marie Le Drian est chargée. Un roman et un récit dans l'air du temps.


Le goût de l'écriture n'est pas chose nouvelle chez Marie Le Drian. «Dès la classe de huitième, je me suis mis à écrire des histoires. Je les apportais à l'institutrice qui les lisait en classe». De l'inconscience ? «Je trouvais que c'était bien...» Jeune, Marie Le Drian souhaitait vivre sa vie au milieu des livres. «Ecrivain ou libraire».

Reconnaissance des siens

Avec l'adolescence, cette idée se fait plus vague. Mais quand le goût des mots est inscrit en vous, il suffit d'un rien pour qu'il ne vous revienne. Le déclic, elle l'a en 1982. Elle écrit, réécrit même pendant deux ans un manuscrit qui ne la quitte pas. «Je l'ai fait lire à Claude Huart qui a décidé de l'imprimer». En 1985, «Keraliguen» marque le début d'une aventure qui prend un second souffle en 1992 avec la sortie chez Laffont de «Le petit bout du L». Son dernier roman, «La cabane d'Hyppolyte» (2001), avait été doublement salué par la critique en décrochant le prix Breizh du roman et le prix Bretagne.

Cinquième roman

Avec «Ça ne peut plus durer», Marie Le Drian signe là son cinquième roman. L'histoire de Léontine, dont la mémoire n'est plus ce qu'elle était, et que ses enfants poussent en maison de retraite. L'histoire d'une mère, qui loin d'être une Tatie Danièle, s'est, au fil du temps construit un monde à elle dans lequel elle s'est peu à peu enfermée. Certes, elle se montre parfois dure avec les siens, mais elle est aussi touchante. Une histoire écrite avec drôlerie. Car le livre est bourré d'humour même s'il est un peu caustique. Un ouvrage qu'elle a «pris énormément de plaisir à écrire».

Récit à trois voix

Parallèlement à ce roman, Marie Le Drian vient également de sortir «Marie Henry, Gauguin et les autres», un récit illustré par Claude Huart. Un ouvrage qui sous trois angles différents, parle de la vie de Marie Henry. Il y a Marie qui se raconte, le narrateur qui, en prenant appui sur une vérité historique, donne un éclairage différent. Mais surtout, il y a la voix de Jeanne, une voisine de Marie qui apporte au récit un oeil extérieur, celui de la société des femmes d'alors, une voisine qui danse sur un pied entre envie et jalousie. «Ça ne peut plus durer», roman, Julliard. «Marie Henry, Gauguin et les autres», éditions Blancs Silex.

source le télégramme édition du 3 mai 2003

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